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 Ecriture libre

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GoldenredDragon
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MessageSujet: Ecriture libre   Ven 26 Mai - 10:48

Voilà tout pleins de textes de mon cru, que j'ai écrit pour la plupart dans le train, ou simplement quand je ne savais que faire chez moi...

Commentez, dans le forum ici, ou par MP, je suis ouvert aux critiques! Smile


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GoldenredDragon
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MessageSujet: Re: Ecriture libre   Ven 26 Mai - 10:49

Voilà quelque chose que j'ai écrit un jour dans le train, parce que je ne savais pas que faire... C'est assez mystique, c'est ouvert à énormément de développements.

J'aime bien le texte, il est assez court, et suivit d'autres, et des trucs rien à voir... Smile


Citation :
Chapitre 1

Sur son promontoire de roche au somment d'une falaise escarpée, elle regarde le soleil couchant.
Les reflets des rayons orangés du soleil sur sa chevelure argentée rendent sa silhouette féerique dans l'ombre naissante. Epousant son corps, ses habits sombres luisent des mêmes rayons, un subtil contraste de noir, de blanc et de rouge. Et tandis que le soleil poursuit sa descente vers l'horizon, la femme se relève, voyant un point dans le ciel se déplaçant dans sa direction.
Les couleurs déchirent le ciel en multiples arcs et nuances, et les nuages épars participent à la danse de lumière. Devant toute cette beauté, le coeur ne peut que s'émerveiller et contempler ce que la nature lui offre. Le soleil touche le sol. Il est englouti par la terre, lâchant ses derniers rayons rouges sur le monde. Alors que son dernier souffle prend une nuance verte, un sourire discret se dessine sur les lèvres fines de la figure immobile face au vide. La forme s'approchant dans le firmament deviens discernable, la femme ferme ses yeux à demi, cherchant la netteté.
La pénombre du couchant prend ses droits. Les dernières lueurs de l'astre du jour sont ignorées de tous quand un son semblable à des grands battements se confond avec la brise du soir. L'attention de l'être féminin est toujours fixée sur la forme s'approchant, la beauté du paysage ayant été ignorée. Deux pas, suivis d'un grand élancement, et la femme saute dans le vide face à elle. La chute est longue, la brise dépose des larmes dans ses yeux, un voile se détache et prend son envol. Un bref regard en arrière, et cisaillée contre l'indigo des cieux, la pointe rocheuse se détache clairement. Ses yeux bleutés portent leur attention à la paroi en dessous. Soudain une roulade, un saut, les jambes se plient et se détendent rapidement, élégante et rapide, l'agilité même au féminin. A nouveau dans les airs un court moment, son esprit se dégage dans l'atmosphère l'instant d'un rêve, d'une impression. Et réception, glissade, saut, culbute. Son trajet invisible à la nature, n'a laissé aucune trace de son passage dans les gravats et les brins d'herbes du pied de la falaise.
Ses yeux verts se lèvent au ciel, et la forme est maintenant au-dessus d'elle, tournant autour du promontoire qu'elle a quitté il y a quelques moments. Quelques minutes s'écoulent, le regard toujours levé vers la falaise. Un brin de vent lui ramène le tissu perdu lors de son saut. Elle l'attache à un objet d'une longueur proche de deux pieds, qu'elle tiens de sa main gauche. Satisfaite, elle jette un nouveau coup d'oeil à l'endroit qu'elle occupait paisiblement il y a peu de temps, et s'élance au dessus des prés, puis s'enfonce dans la forêt.
Le forme noire dans le ciel se retourne, continuant son chemin vers le Sud...


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GoldenredDragon
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MessageSujet: Re: Ecriture libre   Ven 26 Mai - 10:50

Citation :
Chapitre 2

Le pied léger sur l'herbe, les pas rapides, la lune balafrée illuminant la forêt.
Il est à l'aise dans les bois. Les buissons s'écartent de son chemin, il n'est pas importuné par les animaux nocturnes, qui ne le remarquent même pas. En enjambées rapides, il effleure le feuillage et profite de la sensation éphémère. Il porte un arc souple dans son dos, couplé de quelques flèches. Course, sauts, rapidité.
Ses yeux adaptés à la pénombre discernent une apparence féminine dans une clairière en avant. Soumise à une grande fatigue, elle dort au centre du cercle de chênes et de peupliers. Ses habits noirs d'encre reflètent la lune. Un bâton de deux pieds de long est posé vers sa tête.
Etonné de voir une si belle femme sans défenses au milieu de la nuit, il l'observe. Sa douce respiration est en rythme avec la sienne. Elle se tourne dans son sommeil, et la lune donne éclat à ses cheveux, encadrant son visage d'un miroir d'argent. Ses yeux fermés relèvent d'une beauté cachée, sa bouche a demi-ouverte appelle à la sérénité. Son corps est suggéré par un subtile jeu de tissus fins, souples, serrés et ouverts. Son décolletage atteste sa gorge blanche, des voiles à ses épaules montrent le contraire. Ses hanches et sa taille sont enveloppées de souplesse et de volupté. Couchée dans l'herbe fine, elle ressemble à la fois à un oiseau égaré qu'à une sirène endormie.
Ainsi qu'elle est vue par ce voyageur de la forêt, telle une apparition angélique, elle se réveille au chant d'un oiseau nocturne. Ses yeux reflètent un bleu dans la pénombre et du vert dans la lumière de la lune. Le mystère augmente alors qu'elle se lève agilement, et observe les lieux. L'optique d'une confrontation avec pareille personne pousse l'archer à se cacher dans les feuillages proches d'un saule. Il la regarde se déplacer vers le Nord, et s'enfoncer dans le sous-bois.
Regrettant la disparition de pareille beauté, il la suit à distance. Malgré la discrétion de la femme, rien n'égale la sienne. Une filature s'engage dans la forêt...


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GoldenredDragon
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MessageSujet: Re: Ecriture libre   Ven 26 Mai - 10:51

Alors ici, c'est la naissance d'un monde fantastique, qui pourrait être développé, c'était dans l'optique de créer un monde pour un jdr à compiler de règles d'autres jdrs... C'est une sorte de genèse, c'était sympathique à écrire...



Citation :
Au centre d'un système planétaire, deux étoiles cohabitent en une déferlante de plasmas et de champs éléctromagnétiques. L'une, rouge et grande est enveloppée de plusieurs couches superposées, en un désordre apparent. La deuxième, plus petite brille d'un éclat bleuté. Compacte, elle refuse les matières expulsées par sa congénaire orangée. Le bal dure depuis l'éternité, échanges de chaleurs et d'ondes, mais jamais de mélanges. Les planètes proches sont arides et sèches, l'atmosphère corrosive et les températures extrêmes. Loin dans le vide sidéral, quelques rocs difformes tournent autour des deux étoiles qui ne font qu'une à pareille distance. Entre les astéroïdes et les planètes mortes, il n'y a rien de tangible. Au plus profond du vide physique, une dimension psychique règne, issue de l'attraction entre les deux étoiles. Cet espace est parsemé de fluides énergiques, une densité de forces infinies confinées en un espace entre le vide et les étoiles. Non-uniforme, cet énergie est tempêtueuse, refusant accès aux astres externes et gardant les petites planètes arides vers les étoiles centrales. Depuis la nuit des temps, les courants d'Aegma, nom de cette énergie intangible, coulent dans ce vide. Elles y ont tracés leurs chemins, gardant des endroits de densité extrême, forçant le néant en d'autres. L'Aegma, mystérieux, puissant.

Un temps parmi les autres temps infinis de cet espace, une sphère de matière inerte arriva aux confins du système. De si loin, l'étoile centrale semble vivante d'une lumière magique, permutant les couleurs du rouge au bleu, passant par les verts et les violets. Attirée par une pareille lumière, la planète continua son chemin vers l'étoile. La calotte de rocs et d'astéroïdes voguant cet espace vit passer la sphère sans s'en soucier, n'étant guère plus que de la poussière. Plusieurs étaient passée auparavant, seulement pour revenir dans le même état qu'elles. Cette fois-ci serai différente...

La sphère de roches et de glace entra dans le flux d'Aegma, continuant sa course vers la double étoile. Perturbée par l'arrivée de matière dans son domaine, l'Aegma a réagit par toute son énergie, sa force et son intangibilité. Le choc fut inattendu, tant pour la matière que pour l'énergie. En un instant, tout l'Aegma avoisinant l'astre s'y consuma, fusionnant par endroits en une nouveauté, le Maeg. La brutalité de la confrontation changea la course de l'astre devenu planète en une ellipse, orbitant les deux étoiles. Les roches de la planète se mirent à bouillir, devenant liquide visqueux dans le noyau, puis se liquéfiant progressivement vers l'extérieur. Plusieurs Ages plus tard, les gaz expulsés par la fusion de la roche et de l'énergie se regroupaient pour former une atmosphère équilibrée. Ce processus perturba l'équilibre du système stellaire.

L'Aegma fut réduit considérablement lors des Ages suivant l'arrivée de la planète, ce qui réveilla les deux étoiles. Elles mélangèrent leurs matières respectives petit à petit, puis plus rapidement et en plus grandes quantités. Rompant avec les traditions des multiples Ages précédents, les deux soleils finirent par fusionner en une étoile énergie et radiante de lumière blanche. L'effet sur les planètes arides fut stupéfiant. Projetant de la matière et de l'énergie physique par vagues, les étoiles se consumèrent mutuellement, tandis que les planètes furent absorbées et vaporisées par les expulsions de plasma. L'astre étranger fut lui aussi balayé par les radiations et les ondes émanant de l'étoile unique, mais la destruction lui fut épargnée par son énergie interne. L'Aegma avait choisit son camp, et leva sa dimension face aux énergies destructrices de l'étoile. La planète devint ainsi Lierra.

Les deux étoiles avaient beaucoup gagné et beaucoup perdu lors de leur fusion. Tout commença lorsqu'elles se réveillèrent. Elles voulurent se connaître, et finirent par se toucher. Cet Age fut extrême pour les deux astres. Tandis qu'elles continuaient leur bal, de plus en plus de matière et d'énergie passa de l'une à l'autre. Il vint le temps où leurs désirs devinrent insoutenables et elles firent corps l'une avec l'autre. Durant le premier Age, la bleue fut enveloppée par la rouge, en caresses et en échanges. Un deuxième Age passa où les deux se reposèrent, et les corps fusionnèrent totalement en une étoile blanche. C'est en ces temps que la Lierra prit l'apparence générale qu'elle gardera pour un millier d'Ages. Le troisième Age fut leur reprise de conscience, et le désir d'être libres à nouveau, leur contact ayant été total et suffisant. Les tempêtes externes prirent en intensité pendant cet Age, où la vie apparu sur la planète de l'Aegma. Des plantes et des animaux instinctifs prospérèrent sous la protection de la dimension psychique enveloppant Lierra. Le quatrième Age fut celui de la séparation, lorsque l'étoile blanche redevint étoiles, une petite et une grande.

L'Union changea leurs structures, la grande prit en consistance mais perdit en taille. Elle devint presque blanche, tirant sur les rouges et les oranges. La petite étoile resta la même en tout points, sauf sa lumière qui prit en couleurs pour approcher le blanc. Elle garda cependant une lumière bleutée teintée de tristesse. Ce quatrième Age fut celui du Chaos sidéral, et l'Aegma perdit toute son organisation et fut rassemblée sur l'orbite de la planètes. C'est lors de cet Age qu'une petite planète aride fut séduite par la beauté lointaine de Lierra. Cette planète s'était nommée Natron. Elle voulait quitter les déjections de plasma de l'étoile blanche qui s'était remise en activité, et l'Aegma ne la retenait plus prisonnière du couple d'étoiles. Ecorchée lors du deuxième Age, elle avait perdu toute atmosphère et n'était plus qu'une sphère rocheuse. Natron força sa trajectoire vers l'étoile fissurante, ce qui, vers la fin de l'Age, la propulsa dans le vide, en direction de Lierra. Elle voyagea, suivit Lierra pendant un quart d'Age avant d'être captée par une tempête d'Aegma. Natron fut le second et dernier astre à fusionner avec de l'Aegma, Lierra étant le premier. Perdue dans cette tempête, Natron resta figée dans l'espace avant que Lierra ne passe et la happe par son champ énergique. Peu après le début du cinquième Age, Lierra acquis Natron, planète qui devint lune.

Le cinquième Age commença lorsque les premières conscience apparurent sur la planète. Les étoiles étaient calmées, revenues sur le bal d'antan, et l'Aegma put abaisser sa garde, et se consacrer à la planète dont il faisait partie maintenant. Lors des quatre Ages de la fusion des étoiles, les forces sidérales engendrèrent le Maeg, la roche d'Aegma. L'attirance de l'Aegma solide pour celle du vide orbital garda l'unité de cette énergie lors des Ages catastrophes. Lorsque le calme vint enfin, la structure du Maeg prit la vie, et lui donna sa conscience. Ainsi naquirent les race intelligentes qui parsèment la planète. La conscience de l'Aegma prit toute son ampleur et communiqua directement avec les êtres intelligents de la planète. L'énergie se façonna autour des réseaux de Maeg telle qu'elle s'était façonnée autour des étoiles dans les Ages originels. Les occasionnelles tempêtes d'Aegma qui avaient survécu les Ages de l'Union, restèrent sur l'orbite de la planète. Au passage de Lierra, elles engendrent des fluctuations dans la structure du Maeg. Ainsi chaque année lierrianne apportera ses contraintes périodiques, et ce jusqu'à la fin des Ages.

Les deux étoiles, lors de leur fusion, donnèrent la naissance aux sentiments. L'Amour fut le premier, celui qui les poussa à fusionner. Le Plaisir matériel et psychique fut le deuxième, issu du deuxième Age. Le troisième Age fut celui des réflexions, et de là naquirent toute les sensations mineures du monde. Le quatrième Age amena la Haine, le Tristesse et l'Envie dans les courants du monde. Une fois séparées au terme du quatrième Age, elles avaient gagnés en force et en conscience. Elles se virent l'une l'autre, et virent aussi le flux d'Aegma qui émanait de leur corps. Elles virent les planètes arides autour de leurs corps radieux. Puis elles virent l'Aegma se consumer en dansant dans l'espace proche, et finalement, leur regard se porta sur la planète étrangère. Intriguées, elles contemplèrent le néant et l'énergie concentrés vers cette planète, et la vie qui régnait dessus. L'intelligence des petits êtres leur fut une surprise agréable. Les deux étoiles prirent alors conscience de l'Aegma en tant que force psychique, et la découvrirent comme une projection de leurs désirs et pensées.


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GoldenredDragon
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MessageSujet: Re: Ecriture libre   Ven 26 Mai - 10:52

Ici, c'est le début d'une description d'une ville qui serait dans ce monde, mais c'est pas fini, où ya les points de suspention à la fin, le texte n'est pas terminé...



Citation :
La cité n'est attachée au continent que par un filin de roches rares, tissé entre les falaises et l'île volante. En-dessous, la brume règne. Aucune des races intelligentes n'est descendue le long des falaises pour découvrir ce qu'il y a sous cette masse de blanc et de gris. L'horizon lointain est inconnu de tous, la brume faisant son oeuvre par delà le confin des terres.

La cité vit sur cette île volante depuis toujours, faisant corps avec la roche et le réseau de Maeg. Les murailles lisses prolongent les à-pic de l'île. Celle-ci, comme un cône de terre inversé, pointe vers le bas, abritant de nombreuses espèces d'oiseaux. Les tours d'Ozécalon montent en flèche vers les cieux telles le miroir de la roche. Blanche, la pierre lisse de l'enceinte est brillante sous la lumière des soleils, et teintée de couleurs sombres la nuit, lorsque seul Natron l'éclaire. Une grande tour large et immaculée se dresse sur une partie de la muraille d'Ozécalon. Elle abrite le Collège d'Aegma. Le peuple a donné le nom de Mages à ceux qui parviennent à utiliser la Magie, dérivé familier du plus littéraire Aegma. Les Erudits répugnent cette déformation du langage, adaptation différente selon les continents, toujours dérivés du nom originel. Au-dessus du collège, la tour s'élève en éventail, pour atteindre une géométrie circulaire large, qui abrite un micro-climat. C'est dans ce luxueux jardin que les Mages viennent méditer ou étudier différentes espèces rares. Chose inconnue du peuple, c'est en cet endroit que séjournent les Dragons de la cité, sous les soins et la protection du Collège. Au centre, une unique tour effilée prolonge la tour aux yeux de la cité, la forêt étant invisible depuis le bas. Dans cette tour vit l'Ozécalon, nom du Mage qui maintient la ville sur le Rok, nom de l'île. Ca tâche et de contrôler que le flux d'Aegma provenant de la brume soit stable et contrebalance le flux sidéral. Sa tache sporadique lui permet de se consacrer plus intensément à l'étude de grimoires obscures, et la position éloignée à la fois de la ville et du Collège lui donne accès à une plus grande liberté d'expérimentations magiques.

Le voyageur qui arrive depuis le continent est tout d'abords ébahi par l'impossibilité. Un simple filin de roches tenant une pareille masse dans les airs, c'est irrationnel. Le Pont reste tout de même l'unique passage de commerce entre Ozécalon et le continent. Au début de cette route, il y a toujours un vingtaine de garde postés, qui assurent la sécurité. Le passage permet de faire côtoyer quatre diligences ou chariots, mais la circulation est limitée à un véhicule dans chaque sens, avançant sur les bords. Les bipèdes et autres races marchent au centre. Après un trajet d'approximativement une demie-heure, le voyageur arrive devant la Grande Porte et la muraille. Il y a sur l'Entris la place pour mettre une foule. La roche du Pont semble faire corps avec le bas des murailles, et il est ardu de trouver où est la séparation entre les deux. À gauche et à droite, les noires falaises prolongent les blanches fortifications. Celui qui se met aux abords de l'Entris peut distinguer les brumes en-dessous, entendre les cris des oiseaux vivant la roche noire et ressentir le vent puissant qui entoure Ozécalon. Les murailles sont si hautes qu'il est dit qu'il faudrait empiler 300 nains pour atteindre les créneaux. Issue de la géométrie du Rok, la porte est creusée au travers d'un ancien pic qui gouvernait l'accès par le Pont. Maintenant, les murs se mélent aux côtés de la roche naturelle, qui fut polie par le précédent Ozécalon de la cité et du Collège. Lisse telle de l'Onix, la majesté de l'entrée ne sera plus jamais égalée par une autre cité du Continent, tant l'union entre les roches blanches et noires est parfaite.

Les deux battants de la Grande Porte sont en bois d'Archtus. Les deux arbres majestueux résidaient aux abords du Pont. Ils donnèrent volontairement leurs écorces et leurs chairs lors de leur mort aux habitants de la ville. Il est dit que les portes sont magiques et investies de la force des Archtus. Une légende prétend que les portes se battraient contre quiconque attaquerait la ville mieux que toutes les garnisons d'Ozécalon réunies. Le bois lisse, sertit dans de grands cadres d'Onix, est attentif à tout. Au passage des portes en bois d'Archtus, le voyageur se trouve dans un tunnel éclairé par des roches plus pures encore que les roches noires du Rok. La herse en acier allié à une infime quantité de Maeg guette le passage, prête à tomber et fermer l'accès à la ville. Le voyageur qui entre dans la ville arrive alors en vue de la grande place d'entrée. Une fontaine majestueuse représentant une fée tirant à l'arc accompagnée par un félin, trône au centre de cet espace libre. Les statues de la fontaine sont sculptée dans de la roche d'ambre, donnant des expressions différentes aux personnages, selon la lumière des soleils et l'orientation de Natron. Une grande avenue traverse la place perpendiculairement à la Grande Porte. Le bâtiment de la garde se dresse au fond de la place, en face du tunnel, prêt à défendre la cité le plus rapidement possible. De longs escaliers montent aux tours qui surplombent l'Entris et encadrent la porte et le Pic. Une deuxième muraille interne...


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GoldenredDragon
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MessageSujet: Re: Ecriture libre   Ven 26 Mai - 14:44

Un texte que j'ai écrit en juillet 2005, pour une alliance dans Ogame.fr, l'histoire de notre univers, de l'alliance, et tout. C'est pas mal je trouves, c'est encore une genèse. (j'aime bien écrire les genèses d'univers... Smile )



Citation :
Dans un vide, un silence absolu, une transcendance bouleverse l'équilibre du rien.
La naissance de cette entité provoque une vague d'une violence incommensurable. A son passage, l'univers est façonné, des puits de matière se condensent. L'effondrement de l'équilibre crée les étoiles, mais la régularité est encore de mise.
L'entité ne comprend pas ce qui arrive, la détresse s'empare d'elle. Un cri psychique provoque un deuxième bouleversement. Dans cet équilibre tridimensionnel, nait le temps, la quatrième dimension, et avec le temps viennent les amas d'étoiles. Rapidement, elles s'organisent en 9 grandes galaxies, autour desquelles gravitent des amas plus petits.
Pendant longtemps, la conscience prend plaisir à observer ce qu'elle a créé, bien malgré elle. Au fil du temps, l'équilibre fragilisé se rompt, et les étoiles crachent des morceaux solides, les tailles sont diverses, les formes sphériques. Des milliards d'étoiles restent entières et continuent à mourir et naître selon leur cycle. Pour les autres, les planètes sont nées.
L'entité décide alors de prendre place dans cette création. Elle bouleverse à nouveau son univers et ainsi nait la 5ème dimension. Elle prend forme dans cet espace, et un soleil noir se matérialise. Sans le vouloir, il crée par cet acte une multitude de consciences individuelles simples, bornées aux quatre dimensions de base.
Cet afflux de nouveautés et d'histoires le prend à coeur, et le soleil noir reste longtemps à observer les consciences inférieures s'entre-déchirer... Durant de longues années humaines, il reste, caché du monde dans sa 5ème dimension, regardant les consciences s’éteindre par milliers et naître encore et encore.

Parmi ces présences, un réseau de pensées est tissé à travers l’univers. Des consciences se sont associées en un groupe, qui tente de subsister face aux autres, cette alliance est unie. Ils sont tous de la race des hommes, fragiles mais innovants, ceux que le soleil noir préfère et chérit. Ils sont capables du plus grand, comme du plus petit, et c’est apprécié. L’omniscient décide de se montrer au dirigeant de la communauté, et en un songe la force apparaît à l’homme qui deviendra LE Prophète.
En une longue nuit, tout est raconté à cet homme. Il a le privilège de pouvoir parler avec l’entité initiale, celle dont tout provient, de tous c’est le plus grand! En sa présence, le soleil noir choisit un nom, afin de faciliter son identité envers les êtres inférieurs qui parsèment la galaxie... FAN, ainsi s’est-il proclamé, montre à cet homme unique les secrets de la matière. Il lui donne le don de la vue, il peut en tout moment voire le soleil noir, dans un quatrième axe, perpendiculaire à l’horizontale, la verticale et le profil. Il voit les âmes des mondes qui s’animent, il voit. La révélation est ultime, le Prophète, fier, retourne au sommeil sans rêves qu’il avait avant le songe...

Revenant au conseil de l’alliance, l’homme qui sera Prophète parles, et c’est FAN, dieu originel, créateur de l’univers, accoupleur de galaxies qui dictes les mots. Tous dans l’assemblée sont abasourdis, la vérité tant cherchée apparaît enfin à leurs yeux, à leurs oreilles! Les réformes sont immédiates, la parole est prêchée, et sur les centaines de mondes qui composent la Confrérie, tous se soumettent. Les temples sont construits dans les villes et les villages, au sommet des montagnes, au plus profond des jungles, au milieu des océans.
Des lois sont édictées, et le culte instauré. Un ordre de nouveau nait du coeur des hommes de la Confrérie. Ils se réveillent en Paladins du Soleil Noir chargés de convertir les hérétiques et fédérer les peuples. La Confrérie oeuvre ensemble dans la volonté du Soleil Noir.

Un ordre nouveau est né afin de libérer la galaxie et unir les hommes libres. Ils sont les disciples du Soleil Noir, adorateurs du Grand et Unique FAN, tous frères, tous solidaires. Ils sont la Confrérie de l’Espace !

---------- Ecrits des Origines, recueillis par S. Wulfenlux, archiviste et apôtre du Soleil Noir. ----------
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