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 L'épopée de Deral

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Dylfos
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Nombre de messages : 62
Localisation : Loiret
Date d'inscription : 25/05/2006

MessageSujet: L'épopée de Deral   Dim 4 Juin - 12:00

Prologue

« Tu seras le dernier
-Je sais. Je vivrai encore de nombreuses années pour guider nos enfants sur ce monde.
-C’est étrange. Je me sens comme… résigné.
-Tu as déjà perdu beaucoup d’énergie.
-Ce dernier prélèvement me tuera. Et toi tu survivras. Portant le fardeau de connaissance de milliers d’années. Je te plains amèrement
-S’ il échoue ?
-Nous trouverons un autre champion. »
Il se berce d’illusions. Si le sang-mêlé ne convient pas, Ithra’Ill tombera.
« Allons-y ?
-Allons-y. »






I. Deral

L’herméticité est un phénomène étrange, qui suscite de nombreuses interrogations. De nos jours, seules quelques personnes en sont dotées. Un de mes confrères pense que les Andomaeg aussi nommés Antimages vulgairement, pourraient finir par représenter un phénomène important.
Les Andomaeg naissent avec la capacité de repousser ou même d’annuler les vents de Maeg . Une exposition prolongée à l’Anmaeglith pourrait à long terme transformer une personne en hermétique.
La Maegie décryptée, par Zerënthor.


La lame frémit. Deux opposants, face à face.
« Prêt à te prendre une correction, bâtard ?
-Et toi, qui est réduit à mendier ? »
Ils étaient tous les deux fiers et avaient un profil altier. L’un était un Haut-Elfe de pure souche ; ses oreilles étaient droites, fines et pointues. Son visage était en lame de couteau.
L’autre, on le voyait, n’avait pas que du sang elfique dans les veines. Ses oreilles étaient d’une taille plus petite, et étaient plus arrondies. Probablement un semi-elfe.
« Cette fois, tu vas mordre la poussière, Eldarwïnn ! dit celui-ci.
-Je ne pense pas, Deral ! »
Ce dernier s’élança vers l’avant. Les lames des belligérants s’entrecroisèrent. Le sang pur riposta par une rafale de coups bien placés. Son opposant parut déstabilisé. Eldarwïnn creusa encore l’avantage : il accula le semi-elfe contre un mur. Ce dernier tenta de s’échapper, et réussit de justesse grâce au coup violent qu’il asséna à son adversaire. Le Haut-Elfe essaya d’enrouler sa lame autour du sabre de Deral, qui réussit à sauver la situation de justesse. Le semi-elfe tenta une feinte, mais Eldarwïnn, rapide comme l’éclair, le fit chuter.
« Alors ? Tu as perdu ta morgue à ce que je vois ? Tu pensais vraiment me battre ? Sache que tu seras toujours inférieur à n’importe lequel d’entre nous. »
Le sang pur cracha sur le visage du vaincu.
« Eldarwïnn ! Qu’est-ce que tu as fait ? »
Ce dernier se retira prudemment. Le nouvel arrivant était lui aussi un elfe de pur souche.
« Deral ! Pourquoi tu te fourres toujours dans les ennuis ?
-Tu crois toujours que je ne sais pas me défendre, Marewën ! »
Et il s’en alla. Ce dernier se trouvait entre colère et compassion. Son demi-frère était certes plus fort que les autres, mais aussi moins agile, et un coup violent ne protège pas face à une botte subtile.
Mais comment faire pour que cette tête de mule accepte la vérité ?
Marewën se posait la question.
Peut-être aurait-t-il mieux fallu qu’il naisse chez les humains, pensa-t-il. Il leur aurait été supérieur en tous les domaines.
Mais cela ne s’était pas passé comme ça. Et le jeune elfe devait gérer son frère seul. Sa mère vivait à la capitale. Marewën avait toujours considéré cela comme une trahison. Elle les avait abandonné. Oh bien sûr, elle leur envoyait de quoi subsister. Mais ils ne savaient absolument pas ce qu’elle faisait. Avant, au moins, Deral m’obéissait. Mais maintenant…
Tout était de la faute à ce Eldarwïnn. Il cherchait sans cesse un problème. Celui-ci avait eu une enfance malheureuse. Ses parents avaient été tués par une des premières incursions de démons. Décidément, tout ceci était insoluble.

***

Deral était rentré dans la maison qu’il partageait avec son demi-frère. Il ne pouvait s’empêcher de bouillir de colère. Contre tout le monde.
D’abord, contre lui-même. Il s’en voulait d’être si faible, de ne pas pouvoir atteindre les autres.
Et à sa mère aussi. Pourquoi avait-elle eu une aventure avec un humain ?
Contre son frère également. Il l’empêchait de faire ce qu’il voulait. Il le couvait. Pourtant, Deral avait quasiment 17 ans, et pouvait déjà juger de ses choix.
Surtout contre Eldarwïnn.
Que son sang charrie l’ombre de la nuit !
Le demi-elfe s’aperçut que le soleil se couchait, et il se sentait fatigué, aussi il s’étala sur son lit.
Alors qu’il était plongé dans un songe indécis, tout bascula. Les maisons autours de lui s’estompèrent… Et il arriva dans une pièce dénudée, aux murs d’une blancheur aveuglante.
Je rêve, pensa-t-il immédiatement.
Il savait que les Oniromanciens étaient capables d’une telle chose.
« Je ne suis pas un vulgaire sorcier. »
Cette voix avait jaillie de partout à la fois.
« Qui êtes-vous ? »
Aussitôt, une silhouette sortit du mur. D’abord indécise, puis…
« Eldarwïnn !
-Pas vraiment.»
La chose, quelque qu’elle soit, possédait deux sabres de magnifique facture.
« Tiens, dit-elle en lui lançant une arme. Prépare-toi. »
Eldarwïnn s’élança en avant. Deral réussit à parer la première attaque, mais la deuxième lui transperça le ventre.
Le demi-elfe se sentit aspiré dans un tourbillon.

***

Le lendemain matin, Deral se rappela aussitôt de tout. D’habitude, les rêves s’envolaient comme la rosée sur la lumière du matin. Mais celui qu’il avait fait cette nuit restait gravé en lui…
Etrangement, cela l’avait calmé. Il ne savait pourquoi, mais il avait été… rassuré, apaisé par l’endroit de son songe.

***

« Alors, tu es prêt ? »
Cette fois, la chose du rêve avait pris l’apparence de son maître d’armes. Il s’élança.
Deral para un coup vicieux, et tenta de riposter. L’elfe qu’il affrontait le frappa au flanc. Le semi-elfe, alors que déjà tout s’effaçait, toucha son adversaire au flanc. Puis le rêve cessa.

***

Nuit après nuit, Deral combattait dans ses rêves, et se renforçait dans la réalité. Il ressortait à chaque fois plus éprouvé. C’est alors qu’il décida d’en parler à son demi-frère.
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